Envies

Anne-Marie Desmeules

Envies puise à la violence qui dresse les femmes contre elles-mêmes et les unes contre les autres. On y lit des poèmes fielleux et tendres, cyniques et affligés, qui racontent des existences inaperçues, éclipsées par la superbe de celles qui ont tout. Isolées, produits d’un contexte qui les dépasse, agitées par un désir vorace, les femmes d’Envies se sabotent, pleurent et se vengent, pensant à voix haute ce que tant d’autres disent tout bas.

QUATRIÈME DE COUVERTURE — Ni belles, ni jeunes, ni riches, figurantes, oubliées, éternelles célibataires, infertiles ou dérangées, disqualifiées de naissance et bonnes à jeter, elles mènent leur vie sans bruit, avec au ventre cette question retorse: «Pourquoi elles et pas moi?» Tableaux de détresse peuplés de personnages aux désirs voraces, à la morale abîmée, Envies révèle la véhémence cachée des femmes, mais aussi leurs vulnérabilités.